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Le marché immobilier paraît imperturbable devant la récession économique. Pourtant, des signaux montrent que l’offre est en forte réduction.

En septembre, le marché immobilier de la région de Montréal affichait une santé insolente, indiquent les dernières statistiques de ventes de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le volume de ventes résidentielles est en hausse de 42 % comparativement au mois de septembre 2019. Et le prix médian des maisons unifamiliales est en progression de 21 % si on compare les mêmes périodes. Les délais de vente moyens sont en baisse : toutes les catégories de biens immobiliers se vendent en moyenne en moins de 60 jours. Il en fallait 22 de plus en septembre 2019.

« Avec un délai moyen de 46 jours seulement pour vendre une propriété dans la région de Montréal, un nouveau record historique vient d’être battu pour cette période de l’année, ce qui traduit des conditions de marché extrêmement tendues en faveur des vendeurs, y compris pour les propriétés moins désirables en temps normal », commente Charles Brant, le directeur de l’analyse du marché de l’APCIQ.

Si on compare le cumul annuel jusqu’au 30 septembre de chaque année, 2019 et 2020, la tendance est moins marquée. Mais les prix médians sont en hausse de 11 à 15 % selon la nature des biens.

LA BAISSE DE L’OFFRE SURPREND

Cependant, les inscriptions sont en nette diminution : -31 % pour les unifamiliales, -26 % pour les condos et pour les plex. « Il faut remonter à septembre 2003 pour observer un niveau inférieur d’inscriptions en vigueur dans la région métropolitaine de Montréal », indique le communiqué de l’APCIQ.

Cette diminution des volumes mis sur le marché s’ajoute à une donnée provinciale qui montre une réduction de l’offre de logements sur le marché.

Les mises en chantier ont baissé de 20 % en septembre, observe la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Le taux annuel désaisonnalisé de mises en chantier s’est établi à 208 980 unités en septembre, contre 261 547 unités en août, a précisé l’agence fédérale. Les économistes s’attendaient à un taux annuel de 240 000 mises en chantier en septembre, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Le rythme annuel des mises en chantier dans les centres urbains a chuté de 21,1 % en septembre pour s’établir à 195 909 unités. La cadence des mises en chantier d’appartements, de copropriétés et d’autres types de projets de logements collectifs en milieu urbain a diminué de 27 % pour s’établir à 146 005 unités, tandis que les mises en chantier de maisons individuelles dans les centres urbains ont augmenté de 3,4 % pour s’établir à 49 904 unités.

Les mises en chantier en milieu rural ont été estimées à un taux annuel désaisonnalisé de 13 071 unités.

La moyenne mobile sur six mois des taux annuels mensuels désaisonnalisés des mises en chantier a légèrement augmenté pour s’établir à 214 647 en septembre, contre 212 609 en août.

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